mercredi 8 janvier 2014

Le basin, quelle est cette étoffe ?


Le damas le plus demandé est le blanc.
Il peut-être teint dans une teinte unie ou bien avec des motifs selon différentes méthodes de teintures artisanales. En Afrique le vêtement en basin est le plus souvent agrémenté de broderies.

Teinture artisanale, réserves avec nouage et plissage
Avant qu’elle ne soit fabriquée en France et en Italie, les marchands italiens achetaient cette très belle soie damassée à Damas en Syrie. Les tisserands allemands et irlandais apprirent la technique du damas et utilisèrent d’autres matières, le lin et le coton.
Au tout début des années 1800, le français J.M. Jacquard inventa un métier à tisser, qui à la différence de ceux utilisés jusque là qui ne pouvaient déplacer les fils de chaîne qu’en groupe, permet de diriger la navette au moyen de cartes perforées contrôlant ainsi chaque fil de chaîne.
Tombé dans l’oubli certainement à cause de son prix élevé,
ce tissu appelé damas a été très utilisé comme linge de maison dans les familles bourgeoises européennes de la fin 19ème et début 20ème siècle.
Le damas est tissé avec des fils fins obtenus à partir des meilleures qualités de coton non blanchi. Après avoir été blanchi dans un bain d’alcali, le tissu sera plongé dans un autre bain de soude caustique pour redonner aux fibres creuses du coton tout leur gonflant naturel. Il est ensuite lissé à haute pression et haute température par des cylindres et apprêté à la cire, ce qui lui donnera son éclat de soie et le craquant très apprécié des élégantes africaines.
Le tissage européen du damas au finissage compliqué est appelé basin riche ou bazin en Afrique francophone. Les meilleures qualités de ce tissu sont aujourd’hui toujours fabriquées en Europe et très appréciées en Afrique Occidentale, où elles sont fort utilisées dans la confection des vêtements, notamment les boubous d’apparat et les tenues traditionnelles de fêtes pour hommes et pour les femmes.
Dès 1980, le damas chinois de qualité inférieure est apparu sur les marchés d’Afrique Occidentale. Le "vrai" damas est devenu un produit de luxe alors que le damas chinois autorise le port du boubou en bazin à tous ceux qui ne pouvaient pas jusque là se l’offrir.

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